PARACHA michpatim

MICHPATIM

כִּי תִפְגַּע שׁוֹר אֹיִבְךָ, אוֹ חֲמֹרוֹ–תֹּעֶה: הָשֵׁב תְּשִׁיבֶנּוּ, לוֹ. כִּי-תִרְאֶה חֲמוֹר שֹׂנַאֲךָ, רֹבֵץ תַּחַת מַשָּׂאוֹ, וְחָדַלְתָּ, מֵעֲזֹב לוֹ–עָזֹב תַּעֲזֹב, עִמּוֹ.
« Si tu trouves le bœuf ou l’âne de ton ennemi, égaré, aie soin de le lui ramener. Si tu vois l’âne de quelqu’un qui te déteste succomber sous sa charge, garde-toi de l’abandonner ; aide-le au contraire à le décharger. »
Ton ennemi ? Quelqu’un qui te déteste ? Oui, les relations sociales ne sont pas toujours apaisées, sympathiques et bienveillantes.
Il arrive que des désaccords dégénèrent en conflit, et qu’au sein d’un même peuple, parfois d’une même famille, s’accumulent les reproches, les rancœurs, les rancunes, et l’animosité dégénère en haine.
La Torah a conscience de la nature humaine, et la prend en compte.
Elle ne nous demande pas d’aimer nos ennemis. Ni de tendre la joue à nos agresseurs.
Elle nous demande simplement d’avoir suffisamment de force morale et d’intelligence pour ne pas entraîner dans notre ressentiment des choses et des personnes qui n’en sont pas responsables. Elle nous demande de conserver l’éthique et la responsabilité qui est la nôtre au-delà des sentiments et des émotions (et malgré notre conviction d’avoir raison !), pour ne jamais manquer à notre premier devoir : l’humanité.
Chabbat chalom

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